La communication assertive
S'affirmer sans écraser ni se soumettre : l'assertivité est la posture qui change tout dans les conversations difficiles.
En quoi ça consiste ?
L'assertivité est un concept développé par le psychiatre sud-africain Joseph Wolpe en 1958, dans le cadre de ses travaux sur les thérapies comportementales. Il a été popularisé et affiné par le psychologue américain Andrew Salter, puis intégré dans les pratiques de développement personnel et professionnel à partir des années 1970. Le mot vient du latin assertare — affirmer, soutenir. L'idée centrale est simple : il est possible de s'exprimer, de défendre ses besoins et de fixer des limites sans avoir recours ni à la soumission ni à l'agression.
L'assertivité se définit comme la capacité à exprimer ses pensées, ses émotions et ses besoins de façon directe, honnête et respectueuse — en respectant aussi bien ses propres droits que ceux de l'interlocuteur. Elle se situe à l'intersection de trois postures extrêmes que la plupart d'entre nous adoptons par défaut dans les moments de tension : la passivité (je cède, je me tais, j'évite le conflit), l'agressivité (j'impose, j'attaque, je coupe court) et la manipulation (je contourne, j'obtiens ce que je veux sans le demander directement). L'assertivité est la quatrième posture — la plus équilibrée et la plus durable.
Il est important de distinguer l'assertivité de la Communication Non Violente (CNV), souvent confondue avec elle. La CNV, développée par Marshall Rosenberg, met l'accent sur la connexion émotionnelle et la compréhension mutuelle des besoins. L'assertivité, elle, se concentre sur l'affirmation de soi et la clarté de la position. Les deux sont complémentaires, mais elles répondent à des situations différentes : la CNV est précieuse dans les situations de conflit profond où la relation est centrale ; l'assertivité est plus utile dans les situations où vous devez simplement vous positionner clairement sans vous perdre dans les émotions de l'autre.
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